{Changer le monde, un kilomètre à la fois}

Dimanche 1 juillet 2007 * Les braves sont de retour !

Les cinq cyclistes québécois engagés dans le Tour d'Afrique 2007 sont rentrés ! Il s'agit de Lucette Laflamme, Marc Côté, Rémy Benoit, Vivian Hanna, et Pierre Baïtani.

Croyez le ou non, 4 sur 5 sont arrivés EFI, c'est à dire qu'ils ont pédalé chaque kilomètre entre Le Caire et Le Cap. Alors là bavo les amis, je vous tire mon chapeau ! Car pour y avoir goûté, je sais que certaines routes sont inhumaines à pédaler. Et la palme de l'exploit revient sans conteste à Pierre Baïtani qui a enduré tout ce périple sur un vieux vélo de route sans suspension !!!! Et qui arrive EFI, en plus !! Incroyable...

Catavélo, 2007-07-01 11:55:06
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Dimanche 1 juillet 2007 *

Grâce à tous mes amis et tous les gens qui ont soutenu mon aventure, j'ai eu le plaisir de remettre un chèque de près de 8000 dollars à Équiterre, en juin 2006.

Cette campagne éclair aura sensibilisé des centaines de personnes aux défis environnementaux que nous devons relever aujourd'hui.  Mais il reste encore beaucoup à faire, dans nos actions et en éducation pour affronter l'enjeu du siècle.

MERCI à tous celles et ceux qui ont contribué à cette levée de fond. Restez avec moi ! Une autre aventure se dessine et je vous en ferai part dans les prochains mois.

À bientôt.

Catavélo, 2007-07-01 11:49:17
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Vendredi 9 juin 2006 * Et voilà, c'est fini

 

Le 13 mai, sous un ciel menaçant, nous étions plus de 55 cyclistes à faire une entrée triomphale dans Cape Town. Familles, amis, médias et flâneurs se pressaient pour assister à l’arrivée de la plus longue course-expédition cycliste du monde. Cette journée, nous l’attendions tous depuis 4 mois…

 

 

Grâce à la complicité de John Bush, j’ai mi la main sur un tandem et mon souhait était de pédaler toute la journée du 13 mai, soit 95 km. Le médecin-chirurgien, inquiet de devoir refaire plusieurs points de suture, m’a supplié de ne pas tomber aujourd’hui. Après plusieurs essais, mes conducteurs Juliet, Kevin et Dieder se sont désistés les uns après les autres, et j’ai du me rendre à l’évidence : l’aventure était trop risquée. J’ai donc du ravaler mes larmes, mais je n’avais pas dit mon dernier mot. John Bush m’a emmenée sur les deux derniers kilomètres, et j’ai eu droit moi aussi à mon heure de gloire !! Je me souviendrai toujours de l’ovation que m’ont fait tous les cyclistes lorsqu’ils m’ont vue, le bras dans le plâtre, sur le tandem !

 

 

Au centre, c’est Matthew Caretti, le vainqueur. Cet américain est d’une puissance et d’une endurance hors pair sur longue distance. Bon, il faut dire que pour s’entraîner, il a juste traversé les États-Unis à vélo. À droite, c’est George Oertel, un sud-africain un peu bourru, mais très drôle. À gauche, c’est Urs Luethi le suisse. Avec son allure de grand duduche, Urs est lui aussi très drôle et très attachant.

 

 

Voici le trio de filles. Au centre, c’est Joan Louwrens, une sud-africaine dont les jambes sont de varies machines à pédaler. Elle a gagné haut la main devant Phillipa le Roux (à gauche) dont les performances ont faibli au fur et à mesure que sa romance avec Monty grandissait. À droite, la suisse Christa Meier (la femme du médecin-chirurgien qui m’a fait les 14 points de suture). Elle est d’une régularité étonnante, et ne monte jamais au dessus de 140 PPM.

Ces cyclistes sont des personnages qui sont TOUS exceptionnels. Ils ont entre 19 et 70 ans, et affichent des traits de caractères communs. Tous sont résolument indépendants et malins, curieux et cultivés, intègres et amusants, et surtout amoureux de leur planète. Certains ont, en plus, une endurance hors pair, et une force mentale étonnante.  Jour après jour, ils ont su endurer la chaleur, le froid, la pluie, le sable, les montagnes, la déshydratation, les infections, les maladies, les nuits trop courtes, les douches froides, la crasse, la sueur, le soleil, les moustiques, les insectes, les serpents, les crevaisons… Rien n’est venu à bout de leur détermination. Ils sont comme une famille que l’on ne choisit pas, qui agace parfois mais à laquelle on est définitivement et viscéralement attaché. On y revient toujours chercher un peu d’humanité après s’être battu trop fort avec la nature. On s’y blottit pour soulager sa solitude. On s’y connecte pour recharger ses batteries d’énergie positive quand la route fait mal. On s’y agrippe pour être plus fort. Car si l’Afrique nous fait cadeau de sa splendeur, sa puissance nous renvoie sans pitié vers notre condition humaine. La traverser à vélo en 100 jours, c’est aussi la défier. Et ce n’est qu’ensemble que nous avons pu la vaincre.

 

Quant à moi je soigne mon coude, à coup d'une séance de physiothérapie par jour. J'ai recommencé le tennis et si tout va bien, je crois que je pourrai remonter sur mon vélo la semaine prochaine...

 

Catavélo, 2006-06-09 11:57:01
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Mardi 23 mai 2006 * Panne de blog

Je sais, mon blog est coince depuis plusieurs semaines... depuis mon operation en fait. Comme si tout devait s'arreter en meme temps ! Je sais aussi que vous ne pouvez meme plus poster de messages, et bien pire, tous les messages ont ete effaces.

J'ai eu beau appeler le blogmaster au secours, mais je crois que lui aussi est en panne ! enfin...

En attendant qu'il reprenne conscience, je vous ai selectionne des blogs et sites Internet d'autres cyclistes:

Celui de Danny Gold est de loin le plus drole et coriacement anti-politically correct. Il etait en hyperlien sur le site du Tour d'Afrique, puis a ete retire... Courez-y avant le le blogmaster ne le censure !

 

Il y a aussi celui de Judith l'anglaise. C'est un de ceux les plus complets, a jour, facile et agreable a lire.

James Lockley a aussi un blog plein de bonne humeur et de bon humour, avec des details et des photos marrantes sur les animations du bivouac.

Et puis il y a aussi le site de mon ami Dieder, qui a mis toutes ses photos en ligne ! Merci Dieder !

Quant a moi, je suis revenue a la "vraie vie" et je vais donc pouvoir vous raconter bientot la fin de l'aventure. En attendant, je vous signale que mon adresse de courriel fonctionne toujours et que je prends mes messages a partir de n'importe ou sur la planete.

ccorne "a commercial" ou "arobase" ou "at" cccp-pr.com

a plus tard...

Catavélo, 2006-05-23 08:00:23
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Lundi 15 mai 2006 * La famille Bush

Voici la famille qui m'a accueillie pendant ma convalescence. Ils sont tous formidables et ont tout fait pour me distraire.

Alors dans l'ordre habituel, nous avons:

Luc, etudiant en medecine.
Joel, 13 ans, skateboarder professionnel.
John le pere, juriste.
Matthew, 21 ans, vrai grimpeur professionnel ( s'est recemment classe second a une competition nationale).
David, comptable agree.
La mere Irmgard, vaillante cycliste du Tour d'Afrique.
Et Christine, 16 ans, etudiante au college, joueuse de hockey sur gazon en jupette.

Catavélo, 2006-05-15 18:05:52
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Jeudi 4 mai 2006 *

 

Catavélo, 2006-05-04 14:19:49
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Mardi 2 mai 2006 * Au Botswana

Nous sommes entres au Botswana le 18 avril, en prenant un bateau a Kazungula qui est en Zambie. De l'autre cote de la riviere, c'est Kasane, notre premiere etape botswanienne. Comme d'habitude, chaque passage de frontiere est un evenement, autant pour nous que pour les locaux.

Puis il a fallu pietinner un paillasson impregne d'un produit desinfectant, et donner un bain de roues au velo.

On nous avait prevenus: le Botswana, c'est plat, tres plat, et ce ne sont que des lignes droites... Nous longeons le desert du Kalahari, et pas une seule voiture a l'horizon. Les organisateurs en ont profite pour nous mettre au moins 160 km a pedaler chaque jour, avec un 210 km pour sortir du Botswana. (j'aurais prefere les pedaler ces 210 km, je vous assure !!). Au Tour d'Afrique, si on a une courte distance genre 80 km, c'est louche: soit c'est du sable mou, soit il y a 1800 metres de denivele.

Et comme chaque matin de chaque journee du Tour d'Afrique, je suis emerveillee par ce fantastique spectacle qu'est tout simplement notre planete.

La, j'ai mis mon casque a cote pour vous montrer la taille des crottes d'elephants.

Et voici un des 60 000 elephants du Botswana. Quand on en voit un, c'est facile, il faut pedaler tres vite vers lui pour avoir une chance de le photographier, sinon il s'enfuit dans le bush...

Moins d'une heure avant le crash, je pedalais joyeusement avec les deux irlandais. Juliet fut ma principale partenaire de route depuis l'entree en Zambie. Elle m'avouera plus tard que ses meilleurs moments sur la route furent passes avec moi. A cote, c'est Paddy l'irlandais, et derriere l'objectif, c'est Dieder le Belge. Vous pouvez au passage, admirer le bronzage et les muscles...

D'ailleurs les voici.

Et voila, c'est fini ! Je vous prepare un palmares des pays et des meilleurs moments que vous aurez dans quelques jours.

 

 

Catavélo, 2006-05-02 09:26:28
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Lundi 1 mai 2006 * 6 semaines de platre

J’ai ete operee mardi dernier au coude gauche, dans un tres bel hopital de Cape Town.

 

 

Un hopital tres beau et tres propre a faire palir Philippe Couillard, notre ministre de la sante : des urgences apparement desertes donc ultra-rapides, une armee d’infirmieres empressees, souriantes et de bonne humeur, des chambres vides mais pleines de clarte et tres bien equipees… bref, rien qui ressemble a ce que l’on connaît, et des conditions a rendre dingue n’importe quel fonctionnaire de la sante.

Ah si ! J’ai trouve un truc qui ressemblait a chez nous : comme d’habitude, le chirurgien se prenait pour Dieu et j’ai trouve le moyen de me disputer avec lui AVANT l’operation…

 

 

Je suis sortie de l’hopital jeudi dernier, et j’en ai pour 6 semaines de platre. Oui, vous avez bien lu, ce n’est pas une faute de frappe : 6 semaines !!! Je ne sais pas encore si ces 6 semaines sont la vengeance du chirurgien, mais je suis furieuse. Et a part en tandem, je ne vois pas comment je vais faire pour franchir la ligne d’arrivee en velo.

En attendant de trouver une solution, je suis hebergee dans une famille super. Les enfants d’Irmie s’occupent bien de moi et me balladent partout avec eux. Avec mon bras dans le platre, je me sens un peu comme la vieille tante qu’on trimbale a gauche et a droite, parce qu’il faut bien la sortir de temps en temps.

Et Cape Town est une ville magnifique !

 

Je ne sais que dire devant les dizaines de messages des soutien que j’ai recus… Simplement, enormement, merci a tous.

 

Catavélo, 2006-05-01 14:12:30
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Lundi 24 avril 2006 * La fin du reve

Le 21 avril, alors que je roulais a 32 km/h vers Maun au Botswana, j’ai fait une chute terrible dans un enorme nid de poule que je n’ai pas vu. Je m’en tire avec l’appareil photo casse, 14 points de suture, tout le cote gauche, de l’epaule aux chevilles, blesse, et une fracture ouverte au coude gauche. Je dois aller immediatement a Cape Town pour y subir une chirurgie, et je pars dans l’instant.

 

Bien au dela de la douleur physique, cette chute signifie aussi la fin du Tour d’Afrique pour moi. Il ne reste que 3 semaines avant l’arrivee, donc pas assez de temps pour recuperer et remonter sur mon velo. C’est fini, et je n’irai pas en Namibie.

 

Inutile de vous dire que j’ai fait une drole de tete quand on m’annonce que mon coude etait casse. Quitter aussi brutalement un groupe de gens formidables, et une aventure aussi intense est forcement difficile. D’autant plus difficile quand, au moment des au-revoir, je me suis rendue compte a quel point je m’etais attachee a ces cyclistes fous au cours des trois derniers mois.

 

Je vous epargne donc la sequence emotion pour vous donner quand meme une bonne nouvelle. Je vais etre operee dans un des meilleurs hopitaux de Cape Town, et ensuite je serai hebergee dans la famille de Ermie, une des cycliste du Tour. Ses enfants et son mari m’attendent, et me proposent deja de m’emmener rejoindre le Tour vers le 11 mai. Et si tout va bien, je pourrais meme franchir la ligne d’arrivee sur mon velo.

 

Et pourquoi pas revenir l’an prochain pour pedaler la route de Maun a Cape Town ? Je m’ennuie deja des matins sur la route, au moment ou la nature se reveille. Je m’ennuie de ces instants magiques ou j’apercois le drapeau d’arrivee qui me dit que j’ai termine ma journee. Je m’ennuie aussi de cette indescriptible sensation d’accomplissement qui se repete chaque jour après 150 km. Je m’ennuie de chaque rencontre sur la route, des arrets-photos interminables, des siestes sous des arbres, des sprints entre coureurs, des blagues stupides sur les francais, de la routine du matin.

 

Rassurez vous, ce texte n’est pas le dernier car j’ai encore beaucoup de choses a vous raconter sur le Botswana. Mais je dois vous laisser pour attrapper mon avion.

A bientot donc

Catavélo, 2006-04-24 03:35:40
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Lundi 17 avril 2006 * La Zambie

Des notre entrée en Zambie, il me semble que tout a change, surtout la nourriture qui est notre premier sujet de conversation. Les supermarches sont partout et regorgent de produits comme du Nutella, du lait Nestle, du Muestli, des cereales,  des yahourts, etc.

 

Et on peut enfin payer nos courses par carte de credit. Et quand j’y repense, ce n’est pas si mal en fait, sinon je crois que la maison aurait deja ete saisie ! Parce que entre les statues en bois d'ebene et en teck, les bracelets en cuivre et en or, les jeux d'echec en pierre, la bouffe, les gin tonic, le cinema, et le rafting sur la riviere Zambeze, il y a des milliards d'occasion de depenser de l'argent que l'on en ai ou pas.

 

Les routes sont impeccables, bien meilleures qu’au Quebec. La pluie a cesse. Des temperatures plus supportables sont apparues. Les moustiques aussi sont apparus. En fait ils nous suivent depuis le Malawi....

 

 

Les gens sont d’une gentillesse etonnante, et pour la premiere fois, je ne me sens pas devisagee parce que je suis blanche. Ce qui me permet de faire tout un tas de choses de facon tres confortable, spontannee, et simple, comme prendre les transports en commun, danser sur la scene pendant un concert de musique zambienne, faire entrer mon velo au supermarche, manger dans un boui-boui douteux, etc.

 

Je vous signale que depuis Lusaka jusqu'à Livingstone, nous avons pedale 500 km en trois jours !! Fort heureusement, nous avons eu droit a deux jours de conge pour profiter pleinement des impressionnantes chutes Victoria.

 

 

Demain, nous passons la frontiere du Botswana, et pedalerons pendant 5 jours a raison d’au moins 160 km par jour....

Je crois que je fais aller faire une petite sieste.

 

Catavélo, 2006-04-17 07:06:06
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Lundi 17 avril 2006 * Joyeuses Paques

Je suis allee a la messe de Paques ce dimanche, a Livingstone en Zambie, et j’ai assiste a un des plus grands moments de ce voyage. Ouverte aux quatre vents, l’eglise Ste Therese est pleine a craquer de fideles de tous ages et de toutes couleurs, de religieuses jeunes, souriantes et jolies, de femmes arborant leur plus beau pagne, et d’hommes proprement vetus de chemises blanches. Tout le monde affiche un grand sourire car ici, on est venu celebrer Paques avec l’impatience et l’excitation des instants precedents une grande fete pleine de promesses.

 

 

Une chorale de 40 chanteurs s’elance. Le ton est donne. Tam tam, tambourin et autres percussions donnent le rythme. Une vingtaine de jeunes filles toutes habilles du meme pagne, s’avancent dans l’allee centrale jusqu’a l’autel en dansant. Les fideles tapent des mains et ne peuvent s’empecher de se dandiner a leur place. Une formidable energie se degage de cette assemblee et s’eleve dans la nef telle une clameur irresistible. Cette energie sera maintenue a son plus haut niveau pendant 2 heures.

 

 

Puis vint le moment de l’eucharistie . Au lieu de se retourner vers son tabernacle, le pretre fait face a la foule pour y recevoir sa dime. Alors que les 40 paires de poumons continuent a chanter, les fideles s’avancent dans l’allee centrale les bras charges de sacs et de victuailles en tout genre: des oranges, de la farine, des cocas solas, du papier toilette, une poule vivante, du pain, des biscuits, et j’en oublie.

 

 

Ici, la communion avec Dieu se fait dans la joie, le chant et la contagion. Chez nous, elle se fait dans le recueillement, le silence et l’introspection. Ici, les gestes et les symboles de l’eglise romaine sont reproduits avec simplicite. Chez nous, ils sont presque oublies. Ici, les fideles sont les acteurs de leur messe. Chez nous, ils sont spectateurs passifs.

 

Car ici en Afrique, la joie de vivre est omnipresente. Le continent, oublie par l’OMC et les grandes tractations commerciales, est le theatre des pires scenarios. Pourtant, je ne croise que des gens souriants, aimables, rieurs et prets a donner tout ce qu’ils ont, plein de joie, de chaleur et beaucoup d’humanite.

 

Nous, nous avons tout et meme plus, et pourtant, nous sommes enclins a la depression. Ici, on n’a rien et encore moins, et on est enclin a la joie de vivre. Je me demande ce qui cloche dans notre civilisation…  

Catavélo, 2006-04-17 07:01:34
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Lundi 17 avril 2006 * Tout le monde a bicyclette !

Alors que chez nous, le velo sert au transport et aux loisirs, il est ici un outil de travail, souvent le seul moyen de transport, et un objet indispensable. Il sert a tout, absolument tout.

Des familles entieres y voyagent : femme et bebe sur le porte bagage et enfants sur le cadre.

On y transporte des animaux ( je vous passe mes commentaries sur le traitement fait aux animaux car il est tout simplement inhumain ). On y attache aussi d’enormes sacs de victuailles, de charbon, de canne a sucre, de materiaux de construction, etc.

 

Toute une activite economique s’est developpe autour du velo: les “garages a velo” sont partout et on y repare, ajuste, transforme, et recycle. Parfois, je m’arrete dans un de ces garages pour remettre un peu de pression dans mes pneus, et c’est alors un grand moment ! On me regarde avec curiosite, on touche mon velo, on veut l’essayer, on regarde l’odometre et on pose plein de questions. Quand je leur parle de notre parcours, Le Caire-:Le Cap, 12000 km, j’ai droit a des hurlements d’encouragement et des rires bruyants qui font accourir la moitie du village. Certains locaux deviennent, pour quelques instants, compagnons de route et s’efforcent de suivre la cadence sur leur velo a une vitesse. Je ne compte plus les fois ou j’ai mis un peu d’huile sur les chaines qui grincent de secheresse, ni les chambres a air que j’ai laisse a ces compagnons !

Catavélo, 2006-04-17 06:50:25
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Mercredi 12 avril 2006 * Mzungu ! Mzungu !

Ca veut dire Etranger en Swahili, et Toubab en Ouolof. En gros, ca veut dire Blanc. Mais restons bien clairs ! Il ne s’agit pas d’une expression pejorative, mais plutot affective. Le long des routes du Malawi et de la Tanzanie, les enfants acourent de partout en hurlant des Mzungu stridents… Nous sommes vraiment au Coeur de l’Afrique, et l’ambiance est super. Ici tout le monde parle anglais ce qui permet de communiquer facilement. Les gens sont ultra souriants et se laissent volontier prendre en photo. Heu… surtout les enfants qui se precipitent devant l’objectif des que je sors mon appareil.

Ces enfants qui sont des millions, qui surgissent de partout, et qui ne sont pas encore corrompus, veulent a tous prix communiquer avec nous, les mzungus. Grace a eux, on apprend tout un tas de chose sur l'ecole, sur leurs familles, sur leurs parents et finalement sur leur pays.

Le lac Malawi est superbe. J’ai deserte le Tour pendant 4 jours pour longer cette immense mer interieure. Cela m’a coute 160 km de plus en velo, mais je ne le regrette vraiment pas. L’eau du lac est chaude, les lodges sont mignonnes et les gens super accueillants.

J’ai traverse une immense foret de caoutchouc, vous savez ces plantes que l’on fait pousser chez nous, dans des pots… Une foret je vous dis !

Et puis un jour j’ai rejoint le groupe a Lilongwe, la capitale du Malawi. Et nous sommes alles en Zambie. La pluie a cesse, mais pas les sourires.

Le coeur de l’Afrique bat a tout romper dans mes veines, et je me demande deja comment je vais faire pour la quitter...

Catavélo, 2006-04-12 05:29:08
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Mercredi 12 avril 2006 * La vie au bivouac

Le compte a rebours pour Cape Town a deja commence pour les cyclistes qui ont quitte leur foyer au mois de janvier.  Du coup, la vie au bivouac est agreable et detendue.

 

 

Tout le monde a enormement maigri. Le regime le plus spectaculaire est celui de Big Mike qui a perdu 25 kilos !! D’autres ont laisse leur excedent de gras sur les routes du Kenya et d’Ethiopie, et shorts et pantalons ne tiennent plus en place !

 

 

Il ne reste plus que 12 cyclistes qui ont TOUT pedale, dont 5 filles. Comme le plus difficile est derriere nous, il est fort probable que ce petit groupe d’elite reste le meme jusqu’a l’arrivee. Mais entre vous et moi, je ne les envie pas. Quand je pense qu’ils ont rate Zanzibar et le lac Malawi !

 

 

Personne n’a abandonne le Tour d’Afrique, ce qui n’a toutefois pas empeche des crises de larmes, de serieuses remises en questions, des deprimes passageres, et des side-trip a rallonge.

 

Les nouveaux cyclistes sont tous sympathiques. Il y a trois francais et une belge qui ont rejoint le Tour. Ces renforts tombent a pic, et la French Connexion a maintenant de quoi tenir le coup face aux blagues debiles sur les francais. Heuh… toute seule c’etait vraiment pas evident !!

 

Oui, bien sur qu’il y a des amourettes, mais je ne vous dirai pas qui.

 

Il y a eu 4 velos casses, dont un en titanium !!!!. Quand je dis casse, c‘est VRAIMENT casse, c’est a dire que le cadre est en deux ou trios morceaux. Mais ne vous inquietez pas, les nouveaux cadres sont tous arrives, et les velos sont remontes depuis longtemps.

 

 

Le medecin-chirurgien est deborde : il a du faire plus de 100 points de suture depuis le debut du Tour, et je me demande si il lui reste du fil…

Catavélo, 2006-04-12 03:57:45
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Mardi 11 avril 2006 * Je suis a Lusaka, en Zambie

Depuis mon dernier message, c'est a dire depuis au moins 2 semaines, et pendant que les commentaires sur Zanzibar faisaient bouillir mon blogue, eh bien voici ce que j'ai fait:

- 6 avril : 180 km. La moitie de plat mais avec fort vent de face et l'autre moitie dans les montagnes.

- 7 avril: 145 km

- 8 avril: 195 km

- 9 avril: 151 km et 1200 metres de denivelle

- 10 avril: 125 km et 1800 metres de denivelle

- 11 avril: 100 km

- 12 avril: conge

-13 avril: 165 km

- 14 avril: 185 km

- 15 avril: 165 km

- J'ai traverse tout le Malawi en longeant le lac. Pour cela, j'ai du quitter le groupe pendant 4 jours car le Tour d'Afrique passait a travers les montagnes. Cela m'a coute 160 km supplementaires et j'ai du supprimer ma journee de conge a Lilongwe.

- Je suis arrivee en Zambie que j'ai deja traverse a moitie.

- J'ai perfectionne ma technique d'auto-portraits et je suis maintenant en mesure de me prendre en photo tout en pedalant.

- J'ai aussi perfectionne la technique de "rouler sans mettre les mains sur le guidon", ce qui me permet de prendre des photos, de me remettre de la creme solaire, de nettoyer mes lunettes, de manger, et d'arranger mon casque, tout en pedalant.

- Je mange toujours comme un rhinoceros, et j'ai du perdre au moins 6 ou 7 kilos. J'ai trouve un moyen de manger le porridge du matin, en faisant semblant que c'est super bon.

- Je suis devenue une experte en "boite rouge" et "packetage ultra rapide", ce qui me permet de prendre la route a 6h30 le matin, au plus tard.

- Je suis en pleine forme comme rarement j'ai ete. J'ai pris enormement d'assurance en velo. Mes jambes sont musclees comme jamais et me donnent puissance et endurance. Cette force me permet d'oublier un peu la douleur physique et de savourer chaque seconde que je passe sur la route.

Le temps file a toute vitesse et il ne reste deja plus qu'un mois. La vie au bivouac est agreable et detendue. De nouveaux cyclistes nous ont rejoints.

J'ai l'impression d'avoir pris un nouveau depart depuis la Tanzanie....

Je vous raconterais tout tout tout demain.

Alors a demain et merci de votre soutient a tous !

Catavélo, 2006-04-11 09:21:00
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Lundi 27 mars 2006 * Aaaaahhhh ! Zanzibar !

Zanzibar, vous savez l'ile aux epices pleine d'histoires de pirates et de Rackam Lerouge, ancree au milieu de l'ocean Indien, eh ben c'est pas mal du tout !!

La ville principale, Stone Town, est bourree de charme avec ses ruelles ou on se perd, ses vieux hotels issus d'un passe colonial, et ses grandes portes cloutees rescapees d'une autre epoque. Ici, les arbres sont tous des palmiers, les marchands sont tous des Masai, et c'est tres touristique. Bon pas encore de quoi faire concurrence a Cancun, mais touristique quand meme.

On se fait achaler en permanence par qui veut nous faire faire 10 metres en taxi, qui veut nous emmener sur la route des epices, qui veut nous vendre un 1456eme bracelet Masai, etc etc. Evidemment, je me suis fait arnaquer plus d'une fois et j'y ai laisse une demi-fortune, mais ca m'apprendra a voyager !!

Bon, j'ai du consulter un toubib car l'araignee de l'autre jour a bien amoche mon bras qui s'est infecte. ( en Afrique, la moindre micro-plaie s'infecte ). Je vous passe la photo du bras qui est vraiment degueu, mais a l'heure ou je vous ecris, tout est termine ! Si vous regardez cette photo en plissant les yeux, vous pouvez deja voir une grosse tache rouge sur le bras.

Avec Raj ( vous vous souvenez, l'autre cycliste-deserteuse), nous sommes allees dans le Nord de l'ile, a Nungwe. C'est un vrai paradis de sable blanc et fin, de mer turquoize et chaude et de langoustes delicieuses. Nous y avons passe presque trois jours. Nous avons loue une hutte sur pilotis avec une vue imprenable sur l'ocean Indien, nage toute la journee, dormi sous une paillote, et fait toutes sortes d'activites essentielles.

 Raj a du rentrer plus tot que prevu a  Stone Town, car c'est a son tour d'avoir une infection... au pied cette fois-ci. Charmant !

Quant a moi je suis rentree en Dala-Dala. C'est un camion comme celui sur la photo ou on entasse toutes sortes de passagers a l'arriere, qui s'installent comme ils peuvent pour faire les 2 heures de route cahotique. Je n'ai pas pu prendre de photo car il etait impossible d'acceder a mon sac, comprime entre deux grosse mamas. Eh ben vous savez quoi ? Ici, dans cette societe musulmane traditionnelle, les messieurs cedent leur place aux dames ! Et on nous fait croire que notre societe est plus civilisee que la leur !!!

Demain matin, nous prenons le premier ferry qui nous rammenera a Dar Es Salam. Puis nous prendrons le train pour Mbeya. Il parait que ce train est fantastique. On traverse un parc national et on peut voir les animaux par la fenetre. J'ai hate ! Tout comme j'ai bien hate de remonter sur mon velo pour continuer a silloner les routes africaines.

Nous arriverons a Mbeya mercredi pour rejoindre le camp, et en y reflechissant sur la plage de Zanzibar, je me suis rendue compte que pedaler 150 et meme 200 km par jour n'est vraiment pas un probleme. Non. Le plus dur, c'est le camp, la bouffe, les affaires mouillees dans lesquelles il faut dormir, les autres, la boue, les reveils a 5h30, les ''riders meeting'', l'eau chaude a boire, les camps sans ombre etc etc. Je sens que le retour va etre dur dur !!!

Merci de tous vos messages. Je suis ravie de lire vos projets, les uns au 4L Trophy, les autres en partance pour Tahiti entre deux bordees de neige, les autres aux rallye des Gazelles, et certains au bureau. Merci ! Je pense a vous tous les jours...

 

 

Catavélo, 2006-03-27 08:10:20
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Jeudi 23 mars 2006 * Dar Es Salaam

Je suis a Dar Es Salaam qui n'est pas du tout sur la route du Tour d'Afrique. Vous comprendrez quand vous aurez lu l'article suivant...

J'adore ces grandes villes d'Afrique ! Le mariage de leur heritage colonial, du tourisme et de la modernite leur donne un charme fou. Mais soyons clairs ! Nous sommes en Afrique anglaise (disons ex-anglaise), alors on roule a gauche ( ils sont fous ces anglais), et c'est propre, c'est vert, et c'est surtout beaucoup moins bruyant que dans l'Afrique francaise ( enfin, ex-francaise).

Dar Es Salaam me fait un peu penser a Addis Abeba, mais en plus exotique. Et puis on peut se faire comprendre car tout le monde parle anglais. C'est plus pratique que l'Amharic, surtout au restaurant.

Nous sommes dans un petit hotel au coeur de la ville, et au coeur d'un quartier qui grouille de bons restos-pas-chers, de cafes internet, de marchands de statues d'ebene, de bureaux de change, et de vendeurs de tout.

Nous avons ete visite les Nations Unies, qui sont d'ailleurs tres tres presentes en Afrique. Deja au Soudan, nous croisions des tas de camions au logo bleu. A Arusha, il y a aussi le tribunal international qui doit juger du genocide rwandais ( Toutes les sessions se deroulent en francais. Du coup, l'Alliance francaise a aussi installe un bureau a Arusha).

Nous avons aussi croise Harji et sa femme Nevine qui ont tous les deux grandi a Dar Es Salaam. Nous avons passe une demi-journee avec eux, ils sont supers tous les deux...

Demain, nous prenons le premier bateau pour Zanzibar. Puis direction le marche aux poisson pour une langouste grillee, et puis enfin la plage ! La vraie... Je vous montre les photos des que j'en ai.

Catavélo, 2006-03-23 10:05:13
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Jeudi 23 mars 2006 * Les side-trips, ou comment se faire plaisir deux fois plutot qu'une

Depuis quelque temps, disons depuis Addis Abeba, j'observe un certain laisser-aller chez les cyclistes. Un laisser-aller leger et quelque peu delicieux. Non seulement certains coureurs ont completement abandonne la course pour redevenir touristes a velo, mais d'autres s'echappent plusieurs jours du camp pour aller decouvrir un peu d'Afrique de leur cote.

C'est le cas de Paul l'irlandais qui est parti pendant 10 jours pour l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi pour echouer dans la jungle equatoriale du Congo, nez a nez avec des gorilles !

C'est aussi le cas de Sam Bail, qui etait venu pour gagner la course et qui a finalement change d'avis. A la place, il est alle grimpe le Kilimandjaro... et a reussi ! Il etait accompagne de Danny qui a prefere pousser jusqu'a Dar Es Salaam.

C'est egalement le cas de Pieter, qui a gagne la premiere section ( un vrai raisseur donc). Puis il est tombe malade et a du arreter de pedaler pluseiurs jours. Au lieu de rester dans le camion d'assistance, il a carrement pris 3 semaines de conge avec sa femme !! J'ignore ou il est en ce moment, disons quelque part au sud du 4eme parrallele. Il est sense revenir a Iringa.

C'est bien entendu le cas de Judith l'anglaise qui, non contente de s'etre fait attaquer par un cochon sauvage, s'est fait une entorse en voulant imiter une gazelle en sautant du camion de safari. Elle est actuellement a Zanzibar avec Kevin qui a l'estomac trop barbouille pour pedaler . Hum hum...

C"est finalement mon cas car je vous ecris de Dar Es Salaam ou je suis depuis hier en compagnie de Raj.

Bon je vous explique: j'ai attrape un truc du genre nez bouche-bronchite-toux appetissante etc, en devalant une cote trempee par la pluie ( la cote et moi aussi). Resultat : pas de jambe, pas d'energie, et pas question de rester dans le camion d'assistance a regarder les autres cyclistes se regaler de leur journee. Leurs airs rejouis et satisfaits qu'ils affichent lors de leur arrivee au bivouac me donne le cafard. J'ai horreur de rester dans le camion d'assistance, je veux etre sur mon velo ! Par dessus le marche, je me suis fait mordre par une araignee ou un truc dans le genre, et j'ai fait une reaction cutanee tout a fait interressante. Je vous passe les details et la photo, mais ca brule, et c'est rouge et blanc...

Et puis j'ai aussi besoin de faire une pause sociale, et de changer d'air pour quelque temps. Nous sommes a mi-chemin, et je veux continuer de profiter a plein regime de ce voyage, sans me torturer l'esprit avec des preoccupations d'ordre social.

J'ai donc decide de partir quelques jours, en direction de Zanzibar. Raj etait d'accord pour m'accompagner... Alors nous avons pris un bus a Dodoma, et six heures apres nous etions a Dar Es Salaam...

C'est beau l'Afrique quand meme !

Catavélo, 2006-03-23 09:29:48
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Jeudi 23 mars 2006 * Sur les routes de Tanzanie

Apres ces trois jours de Safari, nous avons donc repris les velos, direction Sud, vers la frontiere du Malawi... Il nous reste toute la Tanzanie a traverser.

Je decouvre un pays vert, vert, et vert. Bon, il pleut beaucoup, ca explique. Et quand il pleut, je ne parle pas d'un crachin bretonnant, mais de pluies torrentielles. On n'y voit plus a 15 metres ! Les routes deviennent de veritables rivieres en quelques minutes, parce que les rivieres debordent. La terre devient liquide ce qui donne l'occasion de prendre un bon bain de boue. Avec un peu de chance, un camion est passe avant nous et a creuse d'enormes ornieres qui, evidemment, se changent en torrents ! On se sent petit sur son velo, et je vous avoue que je prends un malin plaisir a pedaler dans ces conditions !

Lundi, je suis arrivee au bivouac la derniere car j'ai attendu Dieder qui etait malade ( tous les jours, on a au moins 5 malades sur le camp ). Nous avons essuye une pluie feroce et sommes arrives couverts de boue des pieds a la tete ! Bon, apres il faut se nettoyer et ironie du sort, l'eau est rationnee sur le bivouac !!

Je decouvre des paysages comme-dans-les-livres. Nous traversons des montagnes  sur des routes de terre rouge qui contrastent avec le vert profond de la jungle alentour. Et ca sent bon ! Je hume des odeurs de fleurs toutes plus exotiques (quand je vous dit que le velo est le mode de transport le plus sensuel du monde !). On entend les singes hurler. Les versants cultives le sont de the et de cafe, de bananes et de palmiers. Puis la route redescend et offre un spectacle a couper le souffle sur des vallees vertes et denses.

Traverser l'Afrique a velo, c'est communier chaque seconde avec la Nature, une Nature maitresse et genereuse. Et si on sait la regarder, on y puise une energie formidable, et le fort sentiment d'en etre partie prenante. Il n'y a que le velo qui permette ce genre de sensation, et nous sommes deja presque fin mars... Alors les amis, en selle !

Catavélo, 2006-03-23 08:52:28
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Samedi 18 mars 2006 * Safari en Tanzanie

A Arusha en Tanzanie, les organisateurs nous ont laisse trois jours de conge pour partir en safari. Quelle bonne ideee !! Je suis donc partie les 3 jours avec un petit groupe de cyclistes... Nous avons bu et  ri comme des fous, bref on a oublie d'etre des cyclistes raisonnables, et ca fait du bien !!

Nous sommes alles dans le parc du Serengeti, puis dans le cratere du Ngorongoro. Ces endroits sont d'une beaute toute cristalline et nous rappellent combien notre Terre peut etre aussi genereuse que fragile. Nous n'en aurons qu'une seule, de Terre, et il  nous appartient d'en prendre soin....

 

Catavélo, 2006-03-18 13:07:08
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